Visages du Cambodge, Cinéma L’Entrepôt, Paris, 2014.

Lundi 24 novembre à 19h40 : « Norodom Sihanouk, Roi cinéaste » écrit par Frédéric MITTERRAND et réalisé par Jean-Baptiste MARTIN (1997).
L’incroyable parcours personnel, artistique et politique de Samdech Euv, « Monseigneur-papa» comme l’appelaient les Cambodgiens, et qui, monté sur le trône en 1941, ne cessa pratiquement jamais d’être aux affaires jusqu’à sa mort en 2012.

Débat : « L’héritage de Norodom Sihanouk » avec la participation de Fréderic MITTERRAND (sous réserve) et de Georges BIGOT, qui fut l’interprète de Sihanouk puis metteur en scène de la pièce d’Hélène Cixous, «L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge».

 

Angkor

Programme Cinéma.
Hommage à Rithy Panh et Norodom Sihanouk.
4 novembre 2013 – 31 janvier 2014.

Pendant l’exposition La redécouverte d’Angkor, l’auditorium vous proposera une sélection de films de fiction et de documentaires, mais aussi des conférences et un colloque illustrant le Cambodge d’hier et d’aujourd’hui.
L’archéologie sera bien évidemment à l’honneur au travers des témoignages de nombreux chercheurs. Nous découvrirons aussi comment ces sites légendaires s’inscrivent dans la culture et le quotidien des Cambodgiens. Les fresques antiques témoignent de l’histoire fondatrice de Rama ; le Reamker est la version khmère duRamayana. Les apsaras (danseuses classiques khmères que nous retrouverons dans plusieurs films) nous le livrent dans leur gestuelle qui fascina tant Rodin qu’il ne cessa de les dessiner : « Je les ai contemplées en extase (…). Quand elles partirent, je fus dans l’ombre et le froid, je crus qu’elles emportaient la beauté du monde.»
Réalisateur emblématique du Cambodge, né à Phnom Penh en 1964, Rithy Panh fut interné dans un camp de travail par les Khmers rouges à l’âge de onze ans. L’hommage à Rithy Panh, « le cambodgien qui filme les âmes », commencera par son portrait :Oncle Rithy.
Suivront une sélection de ses films de fiction et documentaires évoquant la tragédie de la période Khmers rouges, mais aussi la vie du peuple cambodgien, sa dignité, son travail de mémoire.

“Les neuf vies de Norodom Sihanouk”, documentaire de Gilles Cayatte, 2008.
“Les neuf vies de Norodom Sihanouk”, documentaire de Gilles Cayatte, 2008.

Quant au roi Norodom Sihanouk, demi-dieu pour son peuple et père de l’indépendance, il fut aussi cinéaste. Les neuf vies de Norodom Sihanouk nous racontera sa vie exceptionnelle.
La restauration de ses films par les Archives Françaises du Film-CNC nous permettra de découvrir plusieurs de ses œuvres : Ombre sur Angkor, Prachea komar (Le petit prince du peuple), La joie de vivre, Crépuscule.
A ce programme riche, il faut encore rajouter une perle rare : L’oiseau de paradis, un film de Marcel Camus tourné au Cambodge en 1962, ainsi que plusieurs documentaires incisifs qui nous donneront à voir le Cambodge aujourd’hui…
Plus d’informations: Programmation Cinéma Musée Guimet

Angkor : Naissance d’un mythe- Louis Delaporte et le Cambodge, exposition.

afficheangkorbis

Le musée Guimet remonte aux origines du mythe d’Angkor, tel que l’Europe, et tout particulièrement la France, l’a construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Cette exposition montre comment le patrimoine khmer a été redécouvert et comment les monuments d’Angkor ont été présentés au public à l’époque des spectaculaires Expositions universelles et coloniales.

Issues d’un corpus d’une grande richesse, quelque 250 pièces sont présentées au sein de l’exposition : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques du XIXe et du début du XXe siècle (aquarelles et encre sur papier, imprimés, etc.), rendant compte des premiers contacts de la France avec l’art du Cambodge ancien, autour de la personnalité emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français dont le but était de « faire entrer l’art khmer aux musées ».

Plus d’informations :  Exposition Angkor

Exposition : Art Facing the extreme, Printemps 2013.

Exposition à New York, Art Facing the Extreme, Printemps 2013.
Livret de l’exposition.

Colloque : Cambodge, le génocide effacé, 2010-2011.

Université Paris 8 – 9/12/2010 au 15/01/2011
Conférence Internationale Paris: Cambodge, le génocide effacé

Soko Phay-Vakalis et Pierre Bayard, décembre 2010.
Soko Phay-Vakalis & Pierre Bayard, 2010.

Programme du colloque.

revue de presse de la conférence.

couvcambodgeeffacé
couverture du livre Cambodge, le génocide effacé.

Il s’agira dans ce colloque de réfléchir sur ce génocide, sur ce qui l’a rendu possible, sur ses modes de fonctionnement, sur ses conséquences dans la société cambodgienne d’aujourd’hui, où, bien qu’oublié et effacé, il ne cesse de produire des ravages. Seront également étudiées les formes de transmission qu’il a suscitées, aussi bien les témoignages directs que les oeuvres littéraires et artistiques.

Tout en respectant la singularité du génocide cambodgien, ce colloque tentera aussi, dans une perspective comparatiste, de le situer par rapport à d’autres grandes exterminations sur lesquelles les chercheurs ont produit des travaux importants et de réfléchir de manière plus générale, à propos de cette singularité et des questions qu’elle pose, aux modes d’écriture de l’Histoire et de transmission des crimes de masse.

S21, Both Sonrin, 2009.
S21, Both Sonrin, 2009.

Publication trilingue (Français / Anglais/khmer) du livre d’art « Cambodge, l’atelier de la mémoire ».
Préface de Rithy Panh et Agnès Sénémaud, postface d’Ashley Thompson et textes de Soko Phay-Vakalis, Pierre Bayard, Richard Rechtman. Interview avec Vann Nath et Séra by Anne-Laure Porée.

Co-édité par le centre de ressources audiovisuelles Bophana, Université Paris 8 et les éditions Sonleuk Thmey, mars 2010.
Avec un DVD (français/Anglais/khmer) produit par Bophana Production et le Centre de ressource audiovisuelles Bophana, comprenant une documentaire par Guillaume Suon Petit, et un bonus.

Histoire et Théâtre : Autour de “Sihanouk”

Vendredi 25 Octobre 2013, 10h – 17h30,

sous la responsabilité d’Ashley Thompson,

ColloqueSihanouk

Journée d’étude organisée par le Collège International de Philosophie et le Théâtre du Soleil en collaboration avec l’Université de Leeds, à l’occasion des représentations de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge dans le cadre du 42 ème Festival d’Automne à Paris.

Cette journée d’études s’organise autour du « retour » en France de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, une pièce d’Hélène Cixous créée par Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil en 1985 : elle est reprise aujourd’hui en langue khmère par une troupe cambodgienne. Il s’agit de revenir sur cette épopée qui raconte une certaine histoire du monde à travers un personnage hors normes, et la destinée tragique d’un très grand « petit pays ». Sur l’histoire du Théâtre du Soleil, dans laquelle Sihanouk constitue un tournant important. Et sur celle d’une école des arts sans exemple au Cambodge, où ce projet a vu le jour : Phare Ponleu Selpak, « La lumière des arts ». La troupe de Phare s’est constituée pour mener à bien ce projet, guidé, depuis six ans, par , par Delphine Cottu, Georges Bigot et le Théâtre du Soleil. La preuve que par le théâtre vivant se tissent des liens artistiques autant qu’humains entre plusieurs mondes, géographiques, culturels et historiques.

Le spectacle de 1985 a réussi un véritable tour de force, et du monde, en deux fois quatre heures : le Cambodge, avec son histoire, qui fait écho en microcosme à celle du monde entier, fut incarné sur la scène du Soleil.  Par la puissance d’un art, très politique, du théâtre qui s’obstine à se déplacer le plus loin possible, à faire place, en soi, à l’autre, et en même temps à se regarder en face, d’en face. Il s’agissait de mettre en scène un Cambodge où se jouait, en concentré, l’un des drames constitutifs du monde en ce milieu du XX e siècle : l’inéluctable sacrifice sur l’autel de la guerre froide d’un pays qui avait lutté pour rester non-aligné.

Le retour depuis le Cambodge de ce spectacle, écrit en français dans une grande tradition littéraire occidentale, met en lumière une passionnante histoire théâtrale continue/discontinue qui tient le pari, hautement risqué, d’une démocratie rêvée. Le théâtre, et l’histoire sont semblablement fait de reprises, d’échos, de transpositions et de déjà-vu à la fois inouïs et prévisibles : au moment où le roi qui a donné son nom à la pièce vient de s’éteindre, mais dont l’histoire reste inachevée, il s’agit de penser notre monde comme un théâtre, bien entendu, mais à travers le théâtre aussi.

Intervenants : Georges Bigot (acteur et metteur en scène), Hélène Cixous (écrivain), Delphine Cottu (actrice et metteur en scène), Véronique Decrop (artiste, Association Phare France), Maurice Durozier (acteur, Théâtre du Soleil), Joëlle Garcia (conservatrice responsable du fonds du Théâtre du Soleil à la Bibliothèque nationale de France), Marie-Odile Germain (conservatrice responsable du fonds Hélène Cixous à la Bibliothèque nationale de France), San Marady (actrice, Phare Ponleu Selpak), Ariane Mnouchkine (metteur en scène, Théâtre du Soleil), Chea Ravy (actrice, Phare Ponleu Selpak), Pin Sreybo (actrice, Phare Ponleu Selpak), Toni Shapiro-Phim (Bryn Mawr College), Ashley Thompson (Collège International de Philosophie, Université de Leeds)

La journée s’accompagnera de la projection de documents d’archives ainsi que du film « Ombre et Lumière, ou la supplique des enfants de la frontière » par Véronique Decrop.

Biographie des intervenants de la journée d’étude.

Visages du Cambodge, Festival, Cinéma L’Entrepôt, Paris, 2012.

Projection le 24 septembre 2012 :
« À la recherche du Soleil » de Werner Schroeter (1985).
En présence de Georges Bigot et Delphine Cottu, mettteurs en scène.
 
festival « Visages du Cambodge”

Forum des Images, Paris, Janvier 2011.

Dans le cadre du Festival “Un état du monde et du cinéma“.

Cambodge, le génocide effacé :
table ronde avec Hélène Cixous, Vann Nath, Ashley Thompson, Pierre Bayard et Soko Phay-Vakalis.
À l’heure des procès de Phnom Penh, le cinéma tente de répondre au devoir de mémoire pour rendre justice aux survivants et laissés-pour-compte du génocide cambodgien.

Centre Pompidou, Paris, Décembre 2010.

Dans le cadre du cycle Werner Schroeter, projection d’un documentaire sur le travail d’Ariane Mnouchkine et du Théâtre du Soleil avec, en son centre, des extraits de « L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge ». « Il n’y a pas d’art, d’écriture et d’histoire qui ne prenne sa source dans l’amour. Le choix du Cambodge est aussi un choix d’amour. Moi, je n’aurais pas pu écrire sur un peuple dont je ne puisse pas devenir amoureuse.» On entend dans ces mots d’Hélène Cixous ceux de Werner Schroeter sur son cinéma. Et ceux, tout proches, d’Ariane Mnouchkine sur sa troupe :  » C’était le désir de chercher le bonheur qui a présidé à la création du Théâtre du Soleil. C’était partir en quête. En quête du plus beau, du plus clair, du plus dangereux, du plus humain. »

Cycle Werner Schroeter

Regards croisés sur les arts et la mémoire, Exposition 2010.

Centre Culturel Français, Battambang, Cambodge, Janvier 2010.

Table-ronde « Regards croisés sur les arts et la mémoire » en présence des artistes des « ateliers de la mémoire », des comédiens de Phare Ponleu Selpak et des membres du Théâtre du Soleil participant à la création cambodgienne de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (Hélène Cixous), d’Ashley Thompson (Université de Leeds) et de Soko Phay-Vakalis (Université Paris 8).
Vernisssage.

Regards croisés sur les arts et la mémoire