les costumes

les décors

la musique

Les instruments.

Les concepteurs

équipe artistique 2013.

Distribution Sihanouk 2013

L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge d’Hélène Cixous
La Première Époque en khmer a été créée en khmer le 26 octobre 2011 aux Célestins – Théâtre de Lyon.
La Deuxième Époque a été créée en khmer le 20 septembre 2013 au Teatro São Luiz à Lisbonne

LE CAMBODGE
La Maison Royale
Norodom Sihanouk, Roi puis Prince du Cambodge : San Marady
Le Roi défunt, Norodom Suramarit, père de Norodom Sihanouk : Nut Sam Nang, Chea Ravy
La Reine Kossomak, mère de Norodom Sihanouk : Horn Sophea
La Princesse, épouse de Norodom Sihanouk : Pov Thynitra
Madame Mom Savay, ex-première danseuse royale : Chea Ravy

Les Fidèles et les Amis du Roi
Le Seigneur Penn Nouth, ministre et conseiller : Preab Pouch
Le Capitaine Ong Meang, aide de camp : Kuon Anann
Chea San, ambassadeur du Cambodge à Moscou : Khuonthan Chamroeun

Les Ennemis du Roi
Le Prince Sisowath Sirik Matak, cousin du Roi : Chhit Chanpireak
Le Général Lon Nol : Houn Bonthoeun
L’ambassadeur du Cambodge à Paris : Chea Ravy

La Maisonnée Royale
Dith Boun Suo, serviteur du Roi : Uk Kosal
Dith Sophon, serviteur de la Reine : Thorn Sovannkiry
Les musiciens : Norng Chantha, Pho Bora,
Pring Sopheara, Vath Chenda
Les serviteurs : Sam Monny, Pov Thynitra,
Uk Sinat, Nut Sam Nang, Sam Sarry, Sok Kring, Sok Doeun, Khuonthan Chamroeun, Khuon Anann, Ong Phana

Phnom Penh
Madame Khieu Samnol, la marchande de légumes, mère de Khieu Samphân : Nov Srey Leab
Madame Lamné, la marchande de poissons, vietnamienne : Pin Sreybo
Yukanthor, leur fils adoptif* : Mao Sy
Le Haut-parleur* : Nut Sam Nang

La Maisonnée de Lon Nol
Le Capitaine Sim Marang, aide de camp : Huot Hoeurn
Le Capitaine In Sophat : Sok Kring
Militaires : Thorn Sovannkiry,
Sok Doeun, Sam Monny, Khuon Anann, Sok Kring
La République de Lon Nol
Le Lieutenant, envoyé du colonel Um Savuth* : Sim Sophal
Cheng Heng, président de l’Assemblée nationale* : Huot Hoeurn
Long Boret, Premier ministre* : Khuonthan Chamroeun
Saukham Khoy, président de la République* : Sok Doeun

Les Khmers rouges
Saloth Sâr : Chea Ravy
Khieu Samphân : Sim Sophal
Hou Youn : Sam Sarry
Leng Sary* : Sam Mony
Leng Thirith, épouse de Leng Sary * : Huot Heang

Autres personnages
Un couple de paysans : Mao Sy, Khuonthan
Chamroeun
Un paysan : Sok Kring
Les autres paysans : Huot Heang, Ong Phana, Sok Doeun, Horn Sophea
L’ambassadeur du Japon au Cambodge : Khuonthan Chamroeun
Le Kamaphibal* : Uk Sinat, Uk Kosal,
Soldats khmers rouges* : Uk Sinat, Uk Kosal
Thorn Sovannkiry,
Ong Phana

Chorn Hay, cadre khmer rouge* : Huot Hoeurn

LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
Le Conseiller Henry Kissinger : Huot Heang
Melvyn Laird, secrétaire d’État à la Défense : Chhith Phearath
Le Général Abrams, général en chef des forces américaines au Sud-Vietnam : Preab Pouch
Robert McClintock, ambassadeur des USA au Cambodge : Nut Sam Nang
Le Général Taber : Kuon Anann
Hawkins, agent de la CIA : Sam Monny
John Gunther Dean, ambassadeur des USA au Cambodge* : Norng Chantha
John Holdridge, envoyé spécial des USA à Pékin* : Chhith Phearath
Une secrétaire américaine* : Ong Phana

L’UNION SOVIETIQUE
Alexis Kossyguine, Premier ministre : Norng Chantha
L’interprète : Sam Monny
Les Russes : Chhith Phearath, Chhit Chanpireak, Sok Kring, Kuon Anann

LA CHINE
Zhou En Laï, Premier ministre : Sim Sophal
Liu Kiang : Sok Doeun
Un secrétaire : Uk Sinat
L’ambassadeur du Cambodge à Pékin : Chhith Phearath
Etienne Manac’h, ambassadeur de France à Pékin : Chhit Chanpireak
Les Chinois : Huot Heang, Sam Monny, Mao Sy, Nut Sam Nang, Ong Phana, Thorn Sovannkiry, Sok Kring, Sam Sarry, Pin Sreybo, Sok Doeun, Khuonthan Chamroeun, Chhith Phearath, Pov Thynitra

LE VIETNAM
Pham Van Dông, Premier ministre de la République du Vietnam du Nord* : Sok Kring
Les Vietnamiens* : Ong Phana, Khuonthan Chamroeun, Huot Hoeurn
Le Général Vô Nguyên Giáp, ministre de la Défense et commandant
en chef des forces armées de la république du Vietnam du Nord* : Kuon Anann
Le Général Van Tien Dung, son adjoint* : Chhith Phearath

*Les noms suivis d’un astérisque concernent les personnages n’apparaissant que dans la Deuxième Époque

Texte d’Hélène Cixous.
Recréation en khmer d’après la mise en scène d’Ariane Mnouchkine (1985)
Mise en scène Georges Bigot et Delphine Cottu

Direction historique et textuelle Ashley Thompson
Traduction Ang Chouléan

Lumière Georges Bigot, Olivier Petitgas
Costumes Élisabeth Cerqueira, Marie-Hélène Bouvet, d’après les costumes originaux
avec l’aide de Maider Etxeberri, Léa Delmas, Maud Guérin, Amélie Esbelin et Barbara Gassier-Ressort (2011) et de Nawelle Aïneche, et Monica Siv (2013)

Masque Erhard Stiefel

Interprète et surtitrage Rotha Moeng

Décor et accessoires Everest Canto de Montserrat, Elena Antsiferova

Régie Olvier Petitgas, Vincent Lefevre, assistés de Sam Sopheak (2011) et Sonia Chauveau (2013)

Constructeurs bois Jules Infante, Florentin Guesdon, David Buizard

Assistantes à la mise en scène Sophie Piollet, Caroline Panzera (2011) et Natacha Milosevic (2013)
Stagiaire assistant à la mise en scène Clément Longueville

Archives Marie Constant, Franck Pendino

équipe artistique 1985.

LE CAMBODGE
LA MAISON ROYALE

Norodom Sihanouk, Roi puis Prince du Cambodge : Georges Bigot
Le Roi Défunt, Norodom Suramarit, père de NorodomSihanouk : Guy Freixe
La Reine Kossomak, mère de Norodom Sihanouk : Odile Cointepas
La Princesse, épouse de Norodom Sihanouk : Hélène Cinque
Madame Mom Savay, ex-première danseuse royale : Claire Rigollier
LES FIDÈLES ET LES AMIS DU ROI
Le Seigneur Penn Nouth, ministre et conseiller : Maurice Durozier
Le Capitaine Ong Meang, aide de camp : Simon Abkarian
Chea San, ambassadeur du Cambodge à Moscou : Zinedine Soualem
LES ENNEMIS DU ROI
Le Prince Sisowath Sirik Matak, cousin du Roi : Bernard Martin
Le Général Lon Nol : Guy Freixe
L’ambassadeur du Cambodge à Paris : Andres Perez
LA MAISONNÉE ROYALE
Dith Boun Suo, serviteur du Roi : Gérard Hardy
Dith Sophon, serviteur de la Reine Kossomak : Zinedine Soualem
Rama Mok, le musicien : Jean-Jacques Lemêtre
Le Petit Musicien : Hélène Cinque
Les Serviteurs : Simon Abkarian, Baya Belal, Mario Chiapuzzo, Christian Dupont, Pedro Guimaraes, Jean-Pierre Marry, Eric Rey
PHNOM PENH
Madame Khieu Samnol, la marchande de légumes,mère de Khieu Samphan : Myriam Azencot
Madame Lamné, la marchande de poissons, vietnamienne : Clémentine Yelnik
Yukanthor, leur fils adoptif* : Fabien Gargiulo
LA MAISONNÉE DE LON NOL
Le Capitaine Sim Narang, aide de camp : Eric Rey
Le Capitaine In Sophat : Mario Chiapuzzo
Militaires : Jean-François Dusigne
Pedro Guimaraes
Eric Rey
LES KHMERS ROUGES
Saloth Sâr : Serge Poncelet
Khieu Samphan : Andres Perez
Hou Youn : Jean-François Dusigne
Ieng Sary* : Eric Rey
Ieng Thirith, épouse de IengSary* : Claire Rigollier
LA RÉPUBLIQUE DE LON NOL
L’Envoyé de Um Savuth* : Andres Perez
Cheng Heng, président de l’Assemblée Nationale* : Christian Dupont
Long Boret, Premier ministre* : Serge Poncelet
Saukham Khoy, président de la République* : Jean-Pierre Marry
LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
Le Conseiller Henry Kissinger : Serge Poncelet
Melvyn Laird, Secrétaire d’État à la Défense : Jean-François Dusigne

Le Général Abrams, général en chef des forces américaines au Sud-Vietnam : Simon Abkarian
Robert McClintock, ambassadeur des U.S.A. au Cambodge : Fabien Gargiulo
Le Général Taber : Marc Dumétier
Hawkins, agent de la CI.A. : Mario Chiapuzzo
John Gunther Dean, ambassadeur des U.S.A. au Cambodge* : Simon Abkarian
Keeley, secrétaire de Dean* : Marc Dumétier
Pete McCloskey, Député Républicain* : Mario Chiapuzzo
L’Envoyé des U.S.A. à Pékin* : Pedro Guimaraes
Le Secrétaire de l’Envoyé* : Gérard Hardy
L’UNION SOVIÉTIQUE
Alexis Kossyguine, premier ministre : Simon Abkarian
L’Interprète : Eric Rey
LA CHINE
Zhou Enlai, Premier ministre : Andres Perez
L’ambassadeur du Cambodge à Pékin : Fabien Gargiulo
Etienne Manac’h, ambassadeur de France à Pékin : Bernard Martin
LE VIETNAM
Pham Van Dong, premier ministre de la République du Vietnam du Nord* : Serge Poncelet
Le Général Giap, ministre de la Défense et commandant en chef des forces armées de la République du Vietnam du Nord* : Christian Dupont
Le Général Van Tien Dung, son adjoint* : Jean-François Dusigne
AUTRES PERSONNAGES
Les Paysans : Simon Abkarian
Zinedine Soualem
L’Ambassadeur du Japon au Cambodge : Jean-François Dusigne
Le Marchand Chinois* : Zinedine Soualem
Le Kamaphibal, cadre Khmer rouge* : Bernard Martin
Chorn Hay, cadre Khmer rouge* : Pedro Guimaraes

(Les personnages désignés par * n’apparaissent que dans la deuxième époque du spectacle.)

Mise en scène : Assistante :Ariane Mnouchkine
Assistante : Sophie Moscoso
Musique : Jean-Jacques Lemêtre
Musiciens : Jean-Jacques Lemêtre, Pierre Launay
Décor : Guy-Claude François
Costumes : Jean-Claude Barriera
Nathalie Thomas et Marie-Hélène Bouvet
Masques : Erhard Stiefel
Lumière :Jean Noël Cordier et Laurence Aucouturier
Carlos Obregon
Bois : Claude Forget et Robert Catenacci, Thierry Meunier
Pierre, plâtre et ciment : Victor Costa et Joaquim Pedrosa, Fernando dos Anjos
Brique : Yannick Girard, Pierre Sauton et Manuel Cunha, Eugênio Sampaio, Peter Upor
Métal : José Vasconcelos
Caroline Lee et Benoît Barthélémy
Peinture : Mario Chiapuzzo, Véronique Gargiulo, Gérard Hardy, Clémentine Yelnik
Statuettes : Erhard Stiefel et Béate Blasius, Ly Nissay, Véronique Gargiulo, Baya Belal, Sylviane Veniat
Accessoires : Caroline Lee, Claude Forget, Erhard Stiefel et Liliana Andreone.
Construction d’instruments de Musique :Caroline Lee, Jean-Jacques Lemêtre,Claude Forget, Pierre Launay, Selahattin Oter
Avec pour tous les travaux l’aide non qualifiée mais indispensable de :
Simon Abkarian, Myriam Azencot, Georges Bigot, Mario Chiapuzzo, Hélène Cinque, Odile Cointepas, Marc Dumétier, Christian Dupont, Maurice Durozier, Jean-François Dusigne, Guy Freixe, Fabien Gargiulo, Pedro Guimaraes, Gérard Hardy, Jean-Pierre Marry, Bernard Martin, Andres Perez, Serge Poncelet, Eric Rey, Claire Rigollier, Zinedine Soualem, Clémentine Yelnik.
Régie du plateau : Christian Dupont
Administration : Jean-Pierre Henin
Relations avec le Public : Liliana Andreone, Naruna de Andrade et Clémentine Yelnik.
Intendance : Maria Alhaiceta et Selahattin Oter
Relations avec la Presse : Odile Cointepas et Liliana Andreone
Contrôle et entretien : Baudouin Bauchau
Veilleur : Hector Ortiz
Affiche : Roberto Moscoso
Programme : Anne Delbende
Photos : Martine Franck, Michèle Laurent

Certains instruments de musique ont été construits par Marcel Ladurelle, luthier, et Robert Hebrard, luthier, et la réalisation du percuphone a été exécutée par Patrice Moullet.
Les coiffures sont de Michel Provini (Claude Maxime).
Les chaises et fauteuils ont été fabriqués par Gilles Bigot, compagnon menuisier-ébéniste.

Nous remercions :
Nayan Chanda, journaliste (Far Eastern Review)
Etienne Manac’h, Ambassadeur de France
William Shawcross, journaliste et écrivain
Louis Joinet
Véronique Fournier, médecin (Médecins du Monde)
James Burnet, journaliste
Nous remercions tout particulièrement Marie Alexandrine Martin, ethnologue, maître de recherches au C.N.R.S., dont la vaste connaissance scientifique et humaine du Cambodge nous a été essentielle et prodiguée avec une inlassable générosité.
Enfin, nous rendons un hommage affectueux et reconnaissant au Père Pierre Ceyrac qui nous a guidés dans les camps de réfugiés et de résistants où il entretient l’espoir et l’amour. Qu’il soit remercié pour ce qu’il fait et pour ce qu’il est.

Au cours des représentations certains personnages ont été incarnés successivement par les comédiens suivants :
— La Princesse : Sophie Piollet
— Madame Mom Savay : Baya Belal
— Dith Boun Suo : Mauricio Celedon
— Les Serviteurs : Pedro Celedon
Paul Golub
Jean-Louis Lorente
Bernard Poysat
Catherine Schaub
— Le capitaine Sim Narang : Paul Golub
— Le serviteur de Lon Nol : Ly Nissay
— Ieng Sary : Antonio Diaz-Florian
— Ieng Thirith : Baya Belal
— Saukham Khoy : Mauricio Celedon
— Général Taber : Mario Chiapuzzo
— Le Secrétaire de l’envoyé des U.S.A. à Pékin : Jean-Louis Lorente.
— L’interprète : Pédro Guimaraes

A. Thompson & E. Prenowitz.

ASHLEY THOMPSON –

En 1985-1986, alors qu’elle était étudiante à Paris, Ashley Thompson a assisté au séminaire d’ Hélène Cixous, ainsi qu’à une représentation de la pièce du Théâtre du Soleil, L’histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk , roi du Cambodge. Ces expériences l’ont menée à consacrer sa vie à au Cambodge.

Après avoir été diplômée d’Histoire et de Littérature à l’Université d’harvard, (1988) Elle a travaillé 2 ans pour un programme éducatif sur le site 2 du camp de réfugiés cambodgiens situé à la frontière thaïlandaise.
Elle a obtenu un diplôme de Langue Khmère au Southeast Asian Studies Summer Institute (SEASSI, University of Hawai’i) en 1988, et un certificat supérieur de langue Thai au SEASSI, Cornell University, en 1990, où elle a reçu le prix Usha Mahajani en Etudes d’Asie du Sud-Est.

Elle a poursuivi des études supérieures à Paris, obtenant un Diplôme supérieur en khmer à l’Institut National des Langues et civilisations orientales (1991), une maîtrise en études indiennes à l’Université de Paris 3 (1993), et un doctorat sur l’études des femmes , sous la direction d’Hélène Cixous à l’Université de Paris 8 (1999). Sa thèse de doctorat, intitulée Mémoires du Cambodge,a exploré les pratiques commémoratives religieuses de la période post-angkorienne.
Ses premières recherches au Cambodge, de 1994 à 1997 ont reçues le soutien du département d’études de Sciences Sociales de New York.
Pendant cette période, puis en 1999-2001, elle a enseigné la civilisation khmère, en khmer, au Département d’archéologie de l’Université royale de Beaux-Arts de Phnom Penh, et ​​a été conseillère auprès des ministères cambodgiens de la Culture, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire. Elle a participé à la création de l’organe national pour la gestion du site d’Angkor, travail au Cambodge soutenu par l’UNESCO.

De 2001 à 2004 , elle a été professeur adjoint au Département des études de l’Asie du Sud et du Sud-Est de l’Université de Berkeley, Californie. Depuis 2005, elle est chargée de cours à l’École des Beaux-arts, d’histoire de l’art et d’études culturelles à l’Université de Leeds. Elle a également enseigné en tant que professeur invité au Département d’études des femmes de l’Université de Paris 8 .
En tant que spécialiste des arts et littératures cambodgiens. Ses principaux sujets de recherche et d’enseignement portent sur des questions de mémoire et de transition culturelle. Son travail explore des pistes de comparaison des traditions «occidentales» et « orientales».

Ses publications :
Angkor. A Manual for the Past, Present and Future (co-auteur),UNESCO.
La Danse au Cambodge (co-auteur), Oxford University Press;
Calling the Souls. A Khmer Ritual Text, Reyum
“Terrible but Unfinished: Hélène Cixous’ Stories of History”, New Literary History .

Monter la pièce de Cixous au Cambodge a longtemps été l’un de ses rêves. Elle entrevit la possibilité de le réaliser, quand des artistes qu’elle avait connus enfants au site 2, ont fondé l’école d’Art Phare Ponleu Selpak à Battambang.
En 2007, Ariane Mnouchkine a répondu avec enthousiasme à sa proposition, et l’aventure a commencé à devenir réalité.

Ceux qui nous ont rejoint.

FESTIVAL SENS INTERDITS

Le festival Sens Interdits, initié par les Célestins, Théâtre de Lyon, est construit autour des
problématiques d’identités, de mémoires et de résistances. Il invite des artistes dont la démarche singulière les conduit à affronter passé et présent au moyen de l’arme la plus artisanale qui soit, le théâtre. Il s’agit alors d’un théâtre de l’urgence, d’un théâtre de nécessité, d’un théâtre profondément
politique et pourtant éloigné de toute idéologie et de toute propagande. Confrontés à la guerre, au nettoyage ethnique, à la paranoïa des despotes, à l’exil, à l’écroulement des valeurs humanistes, ces artistes résistent, explorent l’altérité et analysent l’impact de la culture, de la langue, de la religion, de l’appartenance ethnique sur le développement de leur vie et de leur société.
Suivant un rythme biennal, la prochaine édition du festival Sens Interdits se déroulera du 23 au 30 octobre 2013 à Lyon et en Rhône-Alpes. Comme en 2009 et 2011, nous souhaitons réaffirmer
l’essence politique du théâtre et montrer, sans tabou et sans approche idéologique, la diversité de ses formes selon les cultures et les latitudes, la permanence de sa vitalité et la singularité de sa force. Nous voulons également favoriser la circulation des oeuvres, des artistes et des publics en constituant sur le territoire de la métropole et de la région, un réseau informel et souple de partenaires composé de structures de nature, de taille, de statut, voire, de disciplines différentes.
Le festival a aussi pour ambition d’identifier et former des publics éloignés des pratiques
culturelles et de l’exercice de la citoyenneté au moyen de découvertes esthétiques, de thématiques les concernant au premier chef et de rencontres. Il doit susciter en outre de nécessaires débats sur les valeurs fondamentales de notre démocratie (laïcité, solidarité, liberté…), favoriser le dialogue interculturel et stimuler curiosité et tolérance par la diversité de la programmation.
Sens Interdits 2011 a rassemblé des artistes venus de dix pays – Afghanistan, Cambodge, Chili,
France, Mali, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Russie et Tunisie. Onze spectacles, dans des
registres esthétiques très différents, ont été accueillis sur douze scènes de l’agglomération lyonnaise et de la région Rhône-Alpes.
Parce qu’il est porteur des paroles qu’il donne à entendre, Sens Interdits renforce l’accompagnement des artistes invités par la mise en oeuvre de coproductions et productions déléguées. Dès 2009, le festival s’est positionné non seulement comme un lieu de diffusion mais également comme une instance de repérage et d’accompagnement des artistes (tournée de la troupe afghane du Théâtre Aftaab en 2009).
Pour son édition 2011, Sens Interdits a ainsi coordonné les tournées en France de deux spectacles: L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge – dont le festival est également l’un des coproducteurs –, mis en scène par Georges Bigot et Delphine Cottu et Comida alemana (Chili), mis en scène par Cristián Plana.
À partir des synergies créées sur un territoire, l’objectif est de proposer aux artistes un
accompagnement sur les plans administratif, technique, financier et humain afin de faciliter leur accès aux réseaux internationaux de création et diffusion, et de favoriser le développement de leur parcours professionnel dans leur pays d’origine et à l’international.
Ces compagnonnages ne pourraient se développer sans des partenariats fidèles avec des structures de diffusion en France et en particulier dans la Région Rhône-Alpes, des festivals « amis » ou
« complices » et le soutien affirmé des tutelles.
Dans la préfiguration des futures éditions, nous continuerons notre réflexion sur la mise en place d’actions au long cours offrant aux troupes repérées tout à la fois visibilité et amélioration des conditions de travail.

FESTIVAL DES FRANCOPHONIES
C’est sous la dénomination « Festival international de la francophonie » que Pierre Debauche, alors directeur du Centre Dramatique National du Limousin, a créé en 1984 le Festival, et en donne la direction à Monique Blin, son ancienne collaboratrice du Théâtre des Amandiers à Nanterre. En compagnie de Jean-Marie Serreau, ils avaient maintes fois rêvé d’un espace qui pourrait réunir différents artistes exerçant leur pratique théâtrale dans les pays francophones ; un espace qui verrait le jour dans une région de France et non pas à Paris, dans le droit fil de la décentralisation. Plus qu’un simple élément de diffusion théâtrale, Pierre Debauche affirme dès la première année le rôle d’échange et d’apprentissage que devra remplir ce festival :
« Les acteurs ne se contenteront plus de jouer, mais il s’établira entre le public et les comédiens et entre les troupes elles-mêmes, des contacts qui permettront que l’on se connaisse vraiment et que se crée une sorte de pédagogie Sud-Nord.»
Il énonce les pensées de base qui resteront comme le fil rouge de cet événement tout au long des années et que Monique Blin, de 1984 à mars 2000, continuera à développer :
. espace de rencontres d’artistes et de diffusion des œuvres théâtrales.
. priorité aux auteurs contemporains de langue française.
. ouverture de ce Festival sur le département et la région dans lesquels il est implanté.
. création de liens avec différents partenaires autour du concept de « la francophonie ».
En 1988, Monique Blin dote le Festival d’une Maison des Auteurs, lieu de résidence d’écriture pour des auteurs dramatiques francophones.
Ainsi, au-delà des milliers d’artistes et de centaines de spectacles francophones accueillis, le Festival a permis à des auteurs ou des metteurs en scène tels que Robert Lepage (Canada-Québec), Sony Labou Tansi (République du Congo), Werewere Liking (Côte d’Ivoire), Koulsy Lamko (Tchad), Wajdi Mouawad (Liban/Canada-Québec) et bien d’autres, de diffuser leurs œuvres pour la première fois en France.
D’avril 2000 à décembre 2006, Patrick Le Mauff dirige le Festival, dans le respect des missions qui sont imparties à cet événement et chemine sur de nouvelles pistes :
. la création d’un atelier de réflexion et de pratique sur la mise en scène (1 session par an),
. la création d’une nouvelle bourse d’écriture offerte par le Festival,
. et le développement de coproductions théâtrales avec d’autres festivals internationaux.
Le Festival entend également susciter des questionnements réguliers sur la notion de “Francophonie”.
Marie-Agnès Sevestre a succédé à Patrick Le Mauff en janvier 2006.

SOUTIENS

Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, de la Ville de Paris, du Ministère de la Culture et de la Communication, de l’Institut Français, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de l’Onda.
Lauréat du Trophée des Associations de la Fondation EDF (2011).
2012 prince Claus Fund Award.
Merci à Air France, l’Ambassade Royale du Cambodge en France, Théâtre national de Chaillot, lycée des métiers du bois Léonard de Vinci (Paris 15), Asian Cultural Council, British Academy, University of Leeds, World University Network.